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Compte-rendu du 30 juillet 2006

Joués : Wings of War, Attribut, Croquignole, D'un océan à l'autre, Celtica, Villa Paletti, Bamboleo et Elasund.
Participants : Michel, Éric, Bruno, François, Josée, Stéphane, Mathieu, Caroline, Pascal, Alexandre.

La séance s'annonçait assez particulière. Premièrement, Pascal me confirma le vendredi précédent que Caroline et lui auraient la chance de vivre leur baptême Ludésinvoltes. Deuxièmement, le hasard fit que je rencontrai mon frère la veille de la rencontre et réussis à lui inspirer, très insidieusement et cruellement, un remords d'avoir initialement refusé son adhésion au groupe. Mais allait-il agir sur cet inconfort moral? Je n'en avais aucune idée.

Wings of War BGG  (bissé)

Éric et Bruno arrivèrent à 14 h 20. Éric, pour une deuxième rencontre consécutive, avait amené ce jeu de combats aériens. Mais, depuis, le démon consumériste l'avait possédé et j'appris qu'il avait acquis deux extensions au jeu. Naturellement, nous nous empressâmes de les essayer. Lors de la dernière partie, nous avions exprimé l'idée que ma nouvelle table serait peut-être mieux adaptée à ce jeu, pour deux raisons. Premièrement, sa forme carrée nous permettrait d'avoir des positions de départ plus symétriques, chaque avion pouvant plus facilement être à égale distance des deux autres. Deuxièmement, nous pensions que son revêtement de feutre faciliterait les manipulations de cartes lors des déplacements.

Juste avant de commencer la partie, Josée et François débarquèrent, heureux de nous annoncer que leur maison était, pratiquement, vendue. Et ceci, le jour même de la fin du contrat les liant à l'agent immobilier. Nous les invitâmes donc à descendre quelques avions ennemis pour fêter l'événement! Nous avions eu le temps de modifier la mise en place, de laisser Éric expliquer le jeu aux deux nouveaux et d'effectuer un tour de table lorsque la sonnette de porte retentit. J'appris alors que ma cruauté fraternelle avait porté ses fruits et Stéphane passa la porte, suivi de Mathieu qui en était aussi à sa première visite. Rencontre extraordinaire, en effet.

Puisqu'un seul tour de table avait été effectué, nous décidâmes d'incorporer les deux nouveaux arrivants et de continuer la partie. Nous avions choisi d'essayer l'un des scénarios du livre de règles. Les joueurs étaient divisés en deux équipes. La première formée de moi, Bruno et Stéphane représentait l'Axe et avait la tâche de défendre un ballon dirigeable des tirs de nos ennemis, les Alliés : François, Éric, Josée et Mathieu. Nous nous rendîmes vite compte que les forces étaient très inégales et que l'Axe n'avait aucune chance de remplir sa mission. La partie fut courte (le dirigeable se désintégra au quatrième tour), mais tout de même assez longue pour donner la piqûre à Mathieu et Stéphane. De toute façon, le mécanisme du jeu est très attrayant et, je dirais même, suffisant en lui-même pour rendre le jeu intéressant.

Attribut BGG

Réalisant ensuite que nous étions assez nombreux pour un jeu s'apparentant, plus que d'habitude, aux jeux dits de fête, j'en profitai pour imposer cette découverte récente. La prémisse m'intriguait et malgré le fait que je ne l'avais pas acheté (il n'existe pas en version française de toute manière), je savais que je pouvais utiliser ma boîte de Concordances BGG pour y jouer.

Malheureusement, comme c'est souvent le cas, je massacrai l'explication des règles. Pour les besoins de ce compte-rendu, contentons-nous de dire que chacun leur tour les joueurs devaient énoncer un sujet et tout le monde devait choisir l'une de ses 4 cartes de qualificatifs s'appliquant (ou non!) au sujet. Une grande part du succès du jeu se trouve dans le choix des sujets et il y en eut quelques-uns très intéressants ou intrigants. Josée mit la barre assez haute dès le départ en choisissant les Outgames. Au deuxième tour, François eut la bonne idée de choisir Mathieu.

Plus tard, Bruno, espiègle, choisit pour ses deux sujets le jeu lui-même et le temps que François prend à jouer à un jeu! Parmi les autres sujets, je me rappelle ceux-ci : la police, le Canadien de Montréal (évidemment choisi par un chromosome Y), l'été au Québec et la gomme balloune. Malheureusement, malgré toute ma bonne volonté, je n'arrive pas à me rappeler les autres sujets.

Évidemment, dans ce jeu, les éclats de rire arrivent lorsque l'on voit les qualificatifs qui ont été choisis et, surtout, lorsqu'on apprend si le qualificatif choisi était censé s'appliquer ou non au sujet.

Jouer avec les cartes de Concordances posa un problème. Puisque ce dernier jeu fonctionne à l'inverse d'Attribut (les joueurs doivent associer un nom à un qualificatif), nous avons manqué de qualificatifs. Nous avons dû recycler. Ça a beau être écologique, le plaisir s'en trouva atténué. Je ne pense pas ressortir le jeu avant de réussir à trouver passablement plus de cartes adjectifs ou, mieux encore, une version française officielle.

Josée gagna la partie avec 11 points, les autres pointages tournaient autour de 8 à 10 points. Stéphane, pour une raison que j'ignore, n'avait récolté que 4 points. Il s'agit d'un autre point négatif du jeu. Il se passe tellement de choses en même temps — tout le monde parle à la fois — qu'on n'a pas le temps de suivre tout. C'est un jeu tellement social qu'il ne l'est plus.


Pascal et Caroline arrivèrent alors qu'il restait encore 5 sujets à passer. Une fois la partie terminée, Pascal, désirant renouer avec ses souvenirs d'enfance, sauta sur l'occasion de sortir le plateau de Croquignole. Josée, n'étant pas intéressée par l'appel du « 20 », se trouva devant un dilemme puisque l'autre table s'apprêtait à faire une deuxième partie de Wings of War. Elle n'avait pas trouvé très captivante sa première expérience, mais décida tout de même de lui donner une seconde chance. Les autres joueurs étaient Stéphane, Mathieu, Bruno, Éric.

Cette fois, le scénario choisi fut, à ce qu'il paraît, plus intéressant. J'appris plus tard que la partie se termina par un face à face entre Stéphane et le transfuge Mathieu. Je ne connais pas toutes les ficelles du drame qui se joua antérieurement, mais il semble que Mathieu ait changé d'allégeance durant la partie. S'agissait-il d'un agent double, d'un déserteur ou bien, tout simplement, d'un tricheur? Est-ce que c'était prévu par les règles? J'aimerais bien le découvrir. Mais, de toute façon, ça n'a pas été suffisant pour que sa nouvelle équipe gagne. Les Allemands, l'axe du mal comme dit Éric, dont Stéphane fut le dernier survivant, gagnèrent la bataille.

Plus tard dans la soirée, Bruno et Éric me prédirent que Fantasy Flight ferait certainement quelques ventes de plus dans les prochaines semaines. Cela reste à confirmer.

Croquignole BGG  (bissé)

Pendant ce temps, côté Croquignole, ça n'allait pas très bien pour l'équipe formée de Caroline et Michel. François et Pascal dominèrent tout le long de la partie. Il faut dire que j'étais plutôt gauche! Tout de même, le Croquignole ne peut pas être une expérience négative; les lois de la physique et du bon sens l'interdisent. La partie fut donc agréable pour tous (n'est-ce pas?). Les joueurs eurent chacun l'occasion de briller à un moment ou l'autre et j'étais très heureux d'enfin essayer mes nouveaux disques. François et Pascal remportèrent la partie, à la fin de la huitième manche, 80 à 30.

D'un océan à l'autre BGG

Il était 18 h et il était temps de commander. Comme d'habitude avec un si grand groupe, la logistique s'avéra complexe. Mais on en vint à bout. Caroline et Josée ayant le goût d'un jeu-questionnaire me réclamèrent, par curiosité, D'un océan à l'autre, Mc Wiz 2000 BGG et le Tour du Lys BGG. Le choix se porta finalement sur D'un océan à l'autre qu'on entama en attendant notre souper. Les joueurs étaient Josée, Caroline, Pascal et Michel. Pendant que Pascal était parti au guichet automatique, les trois autres effectuèrent la mise en place et amorcèrent la partie. Pascal arriva juste à temps pour effectuer son premier tour. Naturellement, nous n'avons pas eu le temps de terminer la partie avant que le repas se présente, mais nous pûmes tout de même profiter de quelques questions intéressantes. Je pense que tout le monde se souviendra du nom du gagnant olympique canadien au lancer du marteau en 1904... Desmarteau bien sûr! Quelques questions déclenchèrent des discussions intéressantes et Caroline nous épata avec connaissances en géographie. La partie empiéta même sur le début de notre repas, jusqu'à l'arrivée du deuxième livreur.

Pendant ce temps, Éric, Bruno, Mathieu et Stéphane ne laissèrent pas le plateau de Croquignole refroidir... contrairement à leur repas qu'ils laissèrent refroidir tellement ils étaient captivés par la fin de leur partie. Si je me souviens bien, Stéphane et Bruno gagnèrent cette partie. Corrigez-moi si je me trompe...

Pendant que tout le monde s'attablait « officiellement », Mathieu et Stéphane firent leurs adieux, visiblement enchantés de leur visite.

S'interrogeant sur la différence nous séparant, mon frère et moi, la conversation du repas tourna surtout autour du sujet de l'adoption et ce qui s'y rattache, y compris les insupportables « Retrouvailles de Claire Lamarche ». Je me contente de dire que la conversation était de nature plus personnelle qu'à la normale... et pas seulement pour moi!

Celtica BGG

Durant le repas, Alexandre téléphona pour se faire confirmer la tenue de la rencontre et annoncer son arrivée prochaine. Il arriva à la fin du repas avec, sous le bras, le dernier-né du duo Kramer et Kiesling : Celtica. Ces auteurs n'ayant pas beaucoup de succès avec mes goûts ludiques, je me méfiais et souhaitais essayer autre chose. Pascal, attiré par Villa Paletti, démarra une séance. Pour la deuxième fois de la soirée, Josée leva le nez sur un jeu d'adresse et se joignit à la partie de Celtica aux côtés de Bruno, Alexandre, et Éric.

Villa Paletti BGG

François, Caroline, Pascal et Michel étaient donc les architectes chargés de la construction démentielle de la Villa Paletti. Fidèle à sa stratégie, pour ne pas dire sa manie insupportable, avec les jeux d'équilibre, François joua de façon spectaculaire et téméraire. Pascal fut le premier à obtenir le sceau du maître lorsqu'il plaça sa première pièce sur le deuxième plateau déposé (diaboliquement, dois-je le préciser?) par François. Cependant, ce dernier inaugura le troisième plateau que je plaçai. De plus, il avait accès à beaucoup de ses pièces lui donnant un avantage certain. À partir de ce moment, il n'avait qu'à prendre garde de ne pas faire tomber l'édifice et ses chances de gagner étaient bonnes. Caroline et Pascal qui en étaient à leur première expérience n'eurent pas de difficulté à assimiler le concept du jeu et manipulèrent les pièces avec beaucoup d'adresse. Par contre, ce dernier avait infiniment plus de difficultés avec le concept qu'un verre humide colle à une surface. C'est à croire qu'il avait grand besoin d'attirer l'attention à le voir foutre son sous-verre par terre à tout propos. Des quatre joueurs, j'étais celui qui était en plus mauvaise posture. Ma colonne à trois points était inaccessible tout comme deux de mes petites à 1 point. Pour couronner le tout, je fis tout s'écrouler avant qu'on atteigne le quatrième niveau, faisant ainsi gagner François. Sa témérité insensée fut payante.

Étonnamment, en plein milieu de notre érection de la Villa Paletti, on apprit que la partie de Celtica était terminée. Ma méfiance (mon préjugé) envers ce jeu était peut-être injustifiée. Il n'était, de toute évidence, ni long, ni complexe, ni accablant; contrairement aux autres créations des deux auteurs. Et il sembla assez intéressant pour que les joueurs décident de faire une deuxième partie à quatre, suivie de deux parties à deux. Je n'ai malheureusement pas eu vent des résultats de ces quatre parties.

Bamboleo BGG

Pendant ce temps, pensifs au pied de la Villa Paletti en ruine, nous avons décidé d'enchaîner par une suite logique : Bamboleo. Les adversaires étaient les mêmes, mais le résultat fut différent. Cette fois, la témérité de François lui brûla les doigts. Tout le monde fit s'écrouler le plateau au moins une fois sauf moi qui récoltai un dossier sans taches. Avec presque tout autre jeu, je me serais attendu à me faire attaquer à répétition pour cette raison. Mais je ne m'attendais pas du tout à ça avec mon Bamboleo si doux et si gentil. Durant la dernière manche, François, ayant fait s'écrouler le plateau, donna 39 points gratuits à Pascal en plantant la pièce de 39 grammes en plein centre du plateau. C'est, ce qu'on appelle dans le jargon du « Geek », un cas typique de « King-making ». Que me valait donc cette haine? Cette tactique déloyale ne fut toutefois pas suffisante.

Pointage final : Michel 214, Pascal 148, Caroline 88, François 61.

Elasund BGG

L'horloge indiquait 21 h et il était l'heure pour François, Josée, Pascal et Caroline de nous quitter. Les quatre joueurs qui restaient (Bruno, Éric, Alexandre et Michel) choisirent Elasund, pensant qu'enfin nous aurions le privilège de jouer avec les règles officielles. Jusqu'à maintenant, nous avions toujours involontairement omis ou mal interprété une ou plusieurs règles. C'était sans compter sur une description très floue concernant la gestion des pénuries de cartes. Je dois dire que je suis plutôt découragé d'être incapable de déchiffrer les règles d'un jeu qui devrait être facile à comprendre.

La partie fut plus agressive que notre dernière à trois joueurs et autant que notre première à quatre joueurs. Peut-être est-ce une particularité du jeu à quatre? C'était tout de même pas mal serré. Bruno, Alexandre et Éric étaient à 2 points de la victoire tandis qu'il m'en manquait quatre. Finalement, Éric gagna en étalant inopinément 14 (« Ka'thorz », comme on se plaît à le dire) cartes d'or pour construire 2 pièces d'église lui donnant ses 2 points de victoire manquants. Si Éric n'avait pas produit ce coup d'éclat, Bruno aurait gagné immédiatement après. Une autre séance d'Elasund peu convaincante pour moi. Qui sait; si on arrive un jour à jouer selon les vraies règles, mon opinion changera peut-être.

Suite à cette dernière partie de la onzième rencontre, Alexandre, Éric et Bruno quittèrent. Et je montai me coucher...

...

Je me réveillai en sueur à 2 h du matin, avec un malaise indéfinissable au ventre. Je ne tardai pas à identifier sa cause... Je n'avais pas personnellement rangé mes petits dés bleus dans leur petit contenant de plastique et je me précipitai afin de vérifier. Horreur! Il y en avait 4 qui n'était pas dans le bon sens! Je rectifiai le tout et retournai me coucher, quelque peu apaisé. J'eus quand même un peu de mal à me rendormir.

...

Quelques jours plus tard, j'appris que Stéphane avait suffisamment apprécié sa rencontre pour souhaiter devenir un membre officiel du club. C'est maintenant chose faite.

Je lui souhaite la bienvenue et je vous remercie de votre participation. Je remercie tout particulièrement Caroline et Pascal d'avoir réservé une portion de leur horaire chargé pour notre bénéfice.

À la prochaine,

Michel