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Compte-rendu du 15 mars 2009

*Le texte ainsi encadré contient une brève description du jeu qui peut très bien être ignorée.

Joués : Yinsh, Croquignole, Bohnanza, You Must Be an Idiot!, Thingamajig, La Crique des pirates.
Participants : Michel, Éric, Danièle, Jacques.

Onze heures. Éric est le premier arrivé et, pour la deuxième rencontre de suite, il n'est pas accompagné de Bruno. Je sais que Jacques et Danièle arriveront un peu plus tard. Nous nous permettons donc de foncer tête baissée vers la pile de jeux à deux.

Yinsh BGG

C'est la première fois qu'un jeu de la série Gipf a l'énorme privilège d'apparaitre aux Ludésinvoltes. Chaque jeu de cette série très originale est de grande qualité graphique et ludique. Yinsh n'est pas une exception.

Yinsh est un astucieux mélange d'Othello et de Tic-tac-toe. Chaque joueur possède cinq anneaux qu'il déplace le long des lignes du plateau. Les pions survolés par l'anneau sont retournés afin d'inverser leur couleur. Le but est de réussir à produire un alignement de cinq pions de sa couleur. Le premier joueur à le réussir trois fois gagne la partie. L'ennui est que chaque alignement provoque la perte d'un anneau de sa couleur, réduisant ses possibilités et avantageant le joueur adverse. Une façon géniale de rendre les parties serrées et palpitantes.

Je réussis à faire le premier alignement sans manquer de constater qu'Éric fera le sien immédiatement après. Je vois alors une multitude d'occasions d'accomplir d'autres alignements. Malheureusement pour moi, ces alignements ne concernent que les blancs alors que je joue les noirs. Fin cerveau, Éric ne manque pas de remarquer les possibilités et réussit rapidement un deuxième alignement. Bien sûr, disposant d'un anneau de moins, il me donne ainsi un avantage.

Quelques tours plus tard, je réussis mon deuxième alignement suivi rapidement de mon troisième à cause d'une faute d'inattention de la part d'Éric. Comme beaucoup d'autres jeux sans informations cachées ni hasard, profiter des opportunités qui s'offrent à nous est crucial à Yinsh.

Pointage final : Michel 3, Éric 2
Appréciation : 4/5 partout

Croquignole BGG

Il est midi et, pour une fois, je mets de côté ma sandwich au thon traditionnelle et insipide comme moi seul peux les réussir et décide d'accompagner Éric au petit restaurant du coin. Nous passons le temps à renouer avec le Croquignole et poursuivons notre partie durant le repas.

Première partie : Michel 120, Éric 0
Deuxième partie : Michel 120, Éric 30

Danièle et Jacques sont arrivés quelques minutes avant la fin de notre deuxième partie de Croquignole. Danièle effectue le choix suivant. Bohnanza!

Bohnanza BGG

Après le premier tour de table, je me rends compte que j'ai oublié qu'à la fin de son tour, un joueur doit piger trois cartes. Nous remédions à la situation et poursuivons la partie. Les négociations sont âpres comme elles l'ont rarement été. Elles passent même à deux fèves de provoquer une chicane de couple. Je fais bien sûr allusion au couple formé de Jacques et Danièle. Par ailleurs, cette dernière mentionne que Bohnanza est toujours aussi agréable. Ne comptez pas sur moi pour supputer si la tension et l'appréciation sont reliées d'une quelconque façon. Je n'oserai jamais!

Éric domine tout au long de la partie et réussit même à récolter deux fois un champ de « Garden Bean », la deuxième fève la plus payante.

Pointage final : Éric 20, Michel 19, Danièle 17, Jacques 16
Appréciation : Éric 4/5, Michel 3/5, Danièle 5/5, Jacques 4/5

You Must Be an Idiot! BGG

Il s'agit d'un jeu de questions particulier pour deux raisons. Premièrement, les questions sont très faciles. En principe, 80 % des participants devraient connaitre la réponse à chaque question. Deuxièmement, avant chaque question, les joueurs reçoivent une carte indiquant s'ils sont idiots ou non. Un idiot doit répondre incorrectement à la question pour faire des points. Une fois les réponses dévoilées, un joueur a le droit d'en accuser un autre d'être un idiot s'il n'a pas la bonne réponse. Il gagnera ainsi des points supplémentaires s'il a raison ou, au contraire, donnera des points au joueur accusé faussement.

Les questions utilisées durant la partie sont de mon cru. Je prends donc le rôle d'animateur. Nous choisissons de faire cinq questions par partie.

Éric et Danièle sont très en forme et me font rire comme il m'est rarement arrivé de le faire. Bien sûr, Éric ne fait que jouer son rôle de boutentrain, mais il confirme ce que j'avais déjà remarqué. Son sens de l'humour est particulièrement vif lors des jeux de questions. L'humour de Danièle est tout autre et, peut-être parfois, involontaire. Par exemple, à la question consistant à identifier l'équipe de hockey de Tampa Bay, elle répond les « Kenox ».

Le matériel ludique plus décontracté contribue peut-être également à cette expérience jouissive. Nous sommes installés au salon, chacun dans son fauteuil favori, un tableau blanc au mur et Charles-Olivier au centre. Ce dernier profitant d'une attention accrue grâce à la nature légère du jeu est très sage. Une autre explication du succès de ce choix est certainement mon absence en tant que joueur. Mais à regarder les appréciations, je me rends compte que le sentiment n'est pas tout à fait partagé.

Première partie : Éric 12, Jacques 5, Danièle 3
Deuxième partie : Jacques 12, Éric 9, Danièle 0
Appréciation : Éric 3/5, Jacques 3/5, Danièle 4/5, Michel 5/5

Thingamajig BGG

Nous enchainons immédiatement avec cet autre jeu du même acabit. Malgré que la nature du jeu soit apparentée, son succès est bien moindre.

À son tour, un joueur pige une carte comportant un mot ou le nom d'une personnalité. Il doit alors donner un ou plusieurs indices qui permettront aux autres joueurs de deviner le mot ou le nom. Chaque joueur ayant réussi marque un point. Le joueur ayant donné des indices marque un point par joueur ayant réussi à la condition que tous n'aient pas réussi. L'astuce est donc de donner des indices permettant à un grand nombre de joueurs — mais pas tous — de trouver la réponse.

Puisque nous utilisons les cartes multidisciplinaires de ConcordancesBGG je peux, cette fois, participer. Nous faisons preuve de générosité envers Jacques à sa première carte en lui permettant d'en piger une autre. Il ne connaissait pas Mark Twain. Lorsque nous nous rendons compte qu'une courte description accompagne chaque personnalité, nous retirons ce privilège.

Nous continuons notre deuxième partie durant notre souper sino-canadien et libano-canadien. Tout compte fait, les rires sont peu nombreux durant la partie; ce qui n'est pas un bon signe pour un jeu de cette catégorie. Il est peut-être meilleur à plusieurs joueurs. Il n'est pas dit que nous le vérifierons toutefois.

Première partie : Danièle 6, Éric 6, Jacques 4, Michel 4
Deuxième partie : Danièle 6, Jacques 5, Éric 4, Michel 4
Appréciation : Danièle 3/5, Éric 3/5, Jacques 2/5, Michel 3/5

Crique des pirates, La BGG

Jacques choisit ce jeu qui sera le dernier. Nous ne réussissons pas à déterminer si ce choix est suscité par sa victoire la fois précédente.

Danièle et moi sommes les pirates se retrouvant le plus souvent à la crique; ce qui veut dire que nous perdons la plupart de nos combats. Danièle remarque qu'elle est « toujours aussi malchanceuse avec les dés... (Mauvaise perdante) ». Malgré ces observations, la Crique des Pirates est devenue très confortable avec le temps. C'est toujours un plaisir d'y rejouer. Particulièrement lorsque la partie est aussi serrée que celle-ci.

Pointage final : Éric 40, Danièle 32, Michel 32, Jacques 30
Appréciation : Éric 5/5, Danièle 4/5, Jacques 5/5, Michel 4/5

Merci à tous,

Michel