Séances

Séance du 24 octobre 2009

Hold-up au far West (1964, 6 min 45 sec)
Trois bandits masqués attendent la victime d'un hold-up imminent, en l'occurrence, le père Noël. Ils dérobent les étrennes convoitées. Mais ce n'est pas sérieux : la scène classique du cinéma américain, avec ses brillantes couleurs et son humour particulier, provoque un rire prolongé au rythme d'une piste sonore entraînante. (Prix : Cork, Belgrade et New York.) [Classique de la télé à la carte de l'époque.]

Ma grand-mère repassait les chemises du roi (2000, 10 min 2 sec)
La grand-mère de Torill Kove lui racontait souvent des histoires. L'une en particulier tournait autour du repassage des chemises du roi de Norvège. Et si ce détail insolite n'était que la pointe de l'iceberg? Peut-être avait-elle travaillé secrètement dans la résistance norvégienne...? ou avait-elle même pris la tête d'un mouvement de guérilla d'un genre nouveau! Tissant l'intrigue à partir de faits personnels, Torill Kove suit le fil d'une histoire familiale, qu'elle enjolive en chemin avec beaucoup de drôlerie. Elle rend de façon inventive la vie et le travail de sa grand-mère à Oslo, particulièrement pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle mêle avec brio et imagination les contes qu'elle lui racontait avec les événements historiques et la fantaisie et montre comment un épisode de la vie familiale peut atteindre au mythe. [Pour enfant mais bonnes blagues pour adultes. Histoire attachante.]

Fanfan la fanfare (1961, 11 min 30 sec)
Ce film révèle les possibilités d'un groupe dont Vancouver s'occupe avec diligence: les enfants répètent, donnent des concerts, les papas souscrivent et les mamans organisent des soirées dont les bénéfices sont versés à la fanfare. [Narration délicieusement kétaine, mais résultat décevant.]

Ti-Jean s'en va-t-aux chantiers (1953, 15 min 23 sec)
Par un froid matin, Ti-Jean s'amène au chantier. Un si petit bout d'homme! Et les bûcherons de rigoler. Mangeant comme quatre hommes, bûchant comme dix, il abat à lui seul un nombre incroyable d'arbres. Au printemps, il quittera le chantier riche d'amis et de billets de banque. (Ce film est accompagné d'une discussion dans Regards sur le Canada no 23, code de titre: 106B 0254 204.) (Prix : Yorkton et Kelowna.) [Classique de la télé à la carte de l'époque.]

Homme sans ombre, L' (2004, 9 min 35 sec)
À quoi peut bien servir l'ombre que nous traînons sur le sol? Un homme se pose cette question quand il accepte le pacte que lui propose un magicien : échanger son ombre contre la richesse. Or, l'absence d'ombre devient pour lui un handicap humiliant. Toutefois, ayant fui au bout du monde, il découvre, dans un théâtre d'ombres de Bali, qu'elle peut être un atout. [Donne le vertige. Demande une attention constante. Un peu long.]

Berger, Le (1955, 11 min)
La vie d'un berger sur les hautes terres d'un ranch de Kamloops, en Colombie-Britannique. Deux chiens l'aident dans son travail. La solitude est soudain brisée par la visite d'un loup qui fait sa proie d'un jeune mouton. L'homme s'arme, lui donne la chasse et revient calmement à son poste une fois l'ennemi abattu. [Rythme lent. Donne un aperçu de la vie solitaire d'un berger. Risque de ne pas plaire à tous.]

Évolution (1971, 10 min 21 sec)
Représentation fantaisiste de l'histoire du monde à partir de dessins animés où le talent inventif du cinéaste se manifeste avec verve et humour. Un film d'animation pour étudiants et pour ceux qui se demandent : «Comment la vie est-elle arrivée sur notre planète?» «A-t-elle toujours été présente?» Film sans paroles. [Déclenche de nombreux rires. Bon.]

Cot cot (2007, 6 min 17 sec)
Qu'est-ce qu'on peut s'ennuyer, quand on est un cowboy solitaire vivant au milieu de la vaste plaine, entouré de poules stupides qui caquètent sans cesse et d'un bovin amorphe! Rien d'étonnant à ce qu'on en vienne à péter les plombs! Adapté d'une bande dessinée de l'auteur suisse Ibn Al Rabin, Cot Cot est une désopilante parodie de western mettant en scène un cowboy en proie à une crise de nerfs et une vache plus futée qu'elle en a l'air. Technique : animation 2D ordinateur. [Légèrement amusant.]

Noeud cravate, Le (2008, 12 min 17 sec)
Alliant avec finesse, minutie et astuce l'animation de marionnettes et le dessin animé, ce film dénonce la déshumanisation du travail et la disparition des belles illusions. Le noeud cravate raconte quinze ans de la vie de Valentin, employé dévoué à sa tâche, leurré par des patrons imbus de pouvoir, et qui lutte contre l'absurdité avec toute la force de ses espérances. C'est un accordéon oublié dans un placard qui ravivera Valentin et lui donnera l'envie de vivre comme au temps des illusions. Film sans paroles. Techniques mixtes traditionnelles et numériques. [Sujet grave et plutôt noir, mais fin édifiante. Apprécié.]

Carrières de femmes (1943, 18 min)
Plus de 30 000 femmes se sont enrôlées dans l'Armée. Les Canadiennes luttent maintenant avec les hommes contre l'ennemi. Nous les voyons à l'entraînement et pendant qu'elles assument leurs nouvelles fonctions. [Sexisme classique. Provoque de nombreuses réactions.]

Mouches noires (1992, 5 min 6 sec)
Ce film d'animation plein d'humour inspiré d'une chanson populaire, «The Blackfly Song», raconte une lutte à finir. Celle que doivent mener des hommes travaillant à un barrage hydro-électrique quand ils deviennent la proie des mouches noires, cette engeance ailée et sanguinaire qui leur dispute sans cesse le droit d'occuper le même territoire qu'elle.