Séance du 4 octobre 2008
Blinkity Blank (1955, 5 min 15 sec)
Oeuvre de pure imagination faisant penser tantôt à un feu d'artifice très nourri, puis ensuite à un dessin lent à se former et dont on ne perçoit que des touches rapides et éphémères. Film sans paroles.
À la pointe de la plume (1951, 5 min 58 sec)
Explication des procédés employés par Norman McLaren dans le dessin du son synthétique. Les vibrations sonores sont reproduites sur la pellicule en motifs de formes et de largeurs variables qui se transforment à leur tour en sons sous la cellule photoélectrique.
Femme et la guerre, La (1940, 11 min)
Avec la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiennes voient encore une fois partir les hommes vers l'inconnu. Inquiètes mais résolues, elles se mettent à l'oeuvre dans les bureaux, à l'usine, sur la ferme, dans les aérodromes, etc. Elles combattent pour ainsi dire aux côtés des hommes dans une « guerre d'ingéniosité technique ».
Colporteur, Le (1988, 7 min 44 sec)
À travers les comportements d'un vendeur et d'un consommateur, ce film d'animation dépeint avec humour les mécanismes qui régissent parfois les rapports entre individus. Une amusante étude de moeurs, inspirée de La Légende des Jean-Guy, une bande dessinée de Claude Cloutier, parue sous forme de feuilleton dans le magazine québécois Croc.
Ramoneurs cérébraux, Les (2002, 12 min 1 sec)
Les Ramoneurs cérébraux invitent au voyage dans le labyrinthe d'une mémoire. Sous les doigts du jeune réalisateur Patrick Bouchard s'animent des marionnettes inquiétantes qui habitent un monde rempli d'objets étranges, usés par le temps. Cette oeuvre flamboyante est un spectacle à grand déploiement, atypique dans la production canadienne, qui fait penser aux récents courants tchèque et britannique de l'animation de marionnettes. Le jeune cinéaste porte une grande attention aux textures, aux matières, aux atmosphères, composant des images extravagantes qui interpellent les sens : la vue, certes, mais aussi l'odorat, le toucher, l'ouïe. [Atmostphère oppressante.]
Tombé du ciel (2001, 8 min 28 sec)
Roger et Doris menaient une vie paisible et aisée jusqu'à ce qu'ils soient réveillés, une certaine nuit, par l'arrivée d'un étrange visiteur. Un enfant, enfin la réalisation de leur rêve ! Un cadeau venu du ciel, ou peut-être bien d'une autre provenance. L'étrange petit être s'impose, causant des ravages dans toute la maisonnée. L'existence que le couple avait connue jusque-là est maintenant révolue. Il forme désormais une famille, pour le meilleur et pour le pire !
Voilà un petit avertissement à l'intention de tous ceux qui s'apprêtent à fonder une famille. Quant aux parents actuels, ils pourront sans doute apprécier l'épouvante que vivent les protagonistes. À mi-chemin entre la science-fiction et l'autobiographie, Tombé du ciel est une pétillante comédie de Cordell Barker, le réalisateur du désormais classique Le chat colla…
Balablok (1972, 7 min 27 sec)
Des Cubes se rendent compte qu'il existe des êtres de même nature qu'eux mais différents d'aspect : les Ronds. D'abord étonnés, ils se livrent ensuite aux délices de la moquerie et, réciproquement, se battent et s'entre-tuent jusqu'à ce qu'ils deviennent tous des Hexagones. Alors la paix revient; mais un Tétraèdre arrive et la guerre recommence. Ce film d'animation, sans paroles, invite le spectateur à réfléchir sur le comportement de l'homme vis-à-vis de son semblable. [Classique à revoir. A plutôt bien vieilli.]
Comment construire votre iglou (1949, 10 min 26 sec)
Il ne faut pas plus d'une heure et demie aux Inuit pour construire un igloo. Cette architecture n'en obéit pas moins à des règles précises quant au choix du site, à la taille et à l'assemblage des blocs de neige, à la ventilation.
Tacots, Les (1974, 22 min 5 sec)
Amusante opposition d'un groupe de gars qui refusent de partager un secret avec des filles. Celles-ci ont vite fait de découvrir le pot aux roses et mènent le bal à leur façon: il y avait une course de tacots, eh bien! elles l'ont gagnée en tenant les gars éloignés. (Prix : Salerne et Calgary.) [Classique de la télé à la carte de l'époque.]
Georges et Rosemarie (1988, 8 min 48 sec)
Georges Dion, un monsieur bien sous tout rapport, est habité par une passion dévorante pour Rosemarie Latouche, la petite dame aux cheveux blancs qui habite en face de chez lui. Trop timide pour lui faire part de ses sentiments, Georges passe ses journées à épier sa belle et à se laisser submerger par les fantasmes les plus déroutants. Un jour il ose, d'un coeur aguerri, sonner à sa porte... Un film d'animation drôle et attachant qui fait fi des préjugés en démontrant que l'on peut être follement épris l'un de l'autre, même à soixante ans! (Douze prix incluant Shanghai, Zagreb, Chicago, Espinho, Melbourne et un Génie à Toronto et une nomination pour un Oscar à Hollywood.)
En toute sécurité (2004, 4 min 30 sec)
En cherchant à protéger sa résidence de menaces extérieures potentielles, le protagoniste de En Toute sécurité finit par rendre la vie de ses occupants plus dangereuse encore. Cette métaphore animée de la scène politique est un signal d'alarme que nous envoie l'irrévérencieux animateur, John Weldon.
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